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Un auteur, un livre

Un samedi par mois, l’occasion de rencontrer un auteur et de découvrir une de ses publications récentes.

Après la conférence de l’auteur, un temps de question est offert au public. Une séance de dédicaces conclut chaque rencontre.

Les rencontres ont lieu dès 11h00 à la libraire Payot 7 Rue de la Confédération (Genève).

Entrée libre.

Les prochaines rencontres…

Woody

Alexis Jenni & Nathalie Sarthou-Lajus

Alexis Jenni et Nathalie Sarthou-Lajus seront présents le samedi 3 mars à 11h chez Payot Genève Rive Gauche. Ils présenteront leur ouvrage « Une vie simple« , retraçant leur rencontre avec Enzo Bianchi, figure marquante du christianisme, et la communauté monastique, œcuménique, qu’il a fondée en Italie dans les années 70.

Alexis Jenni et Nathalie Sarthou Lajus

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Les dernières rencontres de cette saison


Dominique Gauch

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Portrait Dominique Gauch

Présentation de l’auteure par M. Cénec

Nous accueillons aujourd’hui Dominique Gauch. De formation scientifique, elle est psychanalyste depuis plus de 25 ans ; elle a commencé à exercer à Montpellier et poursuit sa pratique depuis une dizaine d’années à Paris.

Dominique Gauch se présente comme une « psychanalyste portée par l’affection des textes bibliques ». Elle a fait des études de théologie et a exercé pendant plusieurs années comme aumônier dans des services hospitaliers, une expérience qui l’a parfois emmenée, comme elle le dit : « aux confins de la vie ». Pour elle, la théorie – la pensée – vient toujours après l’expérience. C’est forte de son expérience qui lui a permis d’explorer l’univers psychanalytique et celui de la foi et de la théologie qu’elle a écrit son premier livre : « Entre rêve et foi où se tient le sujet du désir ? Freud, Fondane, Job et le Dieu biblique ». Il est paru chez Erès dans la collection « inconscient et spiritualité » en 2017.

Je crois que l’originalité et la force de son livre sont de ne pas céder à la facilité et au confort de la pensée. On y lit l’exigence de respecter la singularité du sujet et ce lieu du « non-savoir » où nous plonge parfois notre condition humaine.

Ainsi, Dominique Gauch ne se dérobe pas face au paradoxe, à la tension, à la brûlure du questionnement quand celui flirte avec le désespoir ou l’effroi.

On ne peut que saluer son effort de tenir ensemble sa fidélité à son héritage intellectuel et humain et sa liberté de le questionner et de le déconstruire, d’en reconnaître la limite. Comme elle l’écrit : « Il est toujours difficile d’assumer l’audace d’une critique au cœur même de sa propre communauté ».

Son livre est le témoignage d’une recherche, d’une quête. Elle refuse de sombrer dans la confusion entre démarche psychanalytique et démarche de foi. Elle ose dire l’hétérogénéité de ces deux démarches sans pour autant les penser « dos à dos ». Dominique Gauch invite à un changement de point de vue, ainsi elle écrit : « Raison et foi, amour de l’autre et désir d’une radicale Altérité, sont deux exigences qui s’affrontent en une seule âme, deux fidélités irréductibles l’une à l’autre.

Deux mouvements, deux processus, deux traversées, indispensables l’une comme l’autre à la constitution d’un sujet du désir… »

Elle partage aussi ses lectures, ou pourrait-on dire, les textes qu’elle a écoutés et qu’elle a laissés résonner en elle. On y retrouve le personnage de Job. On y découvre aussi l’œuvre de Fondane et de Chestov, – représentants de la pensée existentielle – des auteurs à la suite desquels, Dominique Gauch s’inscrit avec courage pour penser la condition humaine, et se mettre à son écoute… pour se confronter avec humilité à l’impensable et l’indicible et prendre la mesure de ce que peut signifier l’altérité.


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Retrouvez la conférence en intégralité sur YouTube :

Résumé de la conférence :

« Ignace de Loyola et François Xavier, une vocation commune »

Au début de ce XVIe siècle foisonnant et bouleversé, surgissent deux figures, chevilles ouvrières d’un nouvel ordre catholique : si Ignace de Loyola est bel et bien le fondateur des Jésuites, François Xavier, qui pourrait être son fils spirituel, mort prématurément à 46 ans, a porté l’intuition ignatienne jusqu’aux confins du monde. En rapprochant les
deux personnalités, on mesure combien ils ont agi dans des contextes bien différents. Et pourtant, ils ont l’un et l’autre, à des milliers de kilomètres de distance, apporté la même nouveauté dans l’église catholique : une lecture de l’Evangile, une pédagogie et une présence au monde originales, dont notamment le pape François porte aujourd’hui l’héritage.

A partir des biographies
« Les grandes figures de la spiritualité chrétienne »
Saint Ignace de Loyola
Saint François-Xavier
par Christophe Henning
éditions Presses de la Renaissance